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Blason
Blason (Héraldique) de la commune de GUILLOS
(avant 1850, identique à celui de la commune de LANDIRAS, et à laquelle Guillos était rattachée...)
Les armes de cette armoirie se blasonnent ainsi :

Écartelé, au premier et au quatrième de gueules aux quatre pals d'or, à la bordure de sable chargée de douze besants d'argent, au deuxième et au troisième d'argent à la croix de gueules chargée de cinq étoiles d'or ; sur le tout, d'azur au lion d'or à la queue léopardée armé et lampassé de gueules.

La commune ayant fait partie de la commune de Landiras-et-Guillos jusqu'en 1850, Guillos partage ce blason avec la commune de Landiras.
Il est à remarquer que notre compatriote Guillossaise et Présidente du Club des Aînés de Guillos, Mme Stéfania PLANTEY, a réalisé une remarquable reproduction de peinture sur soie, de cette célèbre armoirie (exposée et visible dans notre Mairie).
Ce blason fut attribué à la famille des Montferrand. Les armoiries des "Montferrand" sont dans le choeur de l'église St-Michel de Rieufret, peintes au XVIIè siècle, elles unissent les pals d'or et de gueules à la bordure chargée de besants des Montferrand à la croix de gueules chargée de cinq étoiles d'or, sur champ d'argent des Landiras ; en abîme un lion lampassé et armé qui est de Preissac. Les Saint-Symphorien de Savoie portaient : "d'argent à la croix de sable alias de gueules chargé de cinq étoiles d'or".
La belle église de Saint-Michel de Rieufret, dédiée à l'archange Saint-Michel, fut sous la protection d'une famille de bienfaiteurs les Montferrand. Jean de Montferrand et son fils Gaston (1550-1597), dont les armes sont peintes sur un mur de la nef. Ce sont les Seigneurs du lieu barons de Landiras et de Langoiran. Ils descendent de neveux du Pape Clément V, natif de Villandraut. Gaston avait épousé en 1573 une pieuse nièce de Michel de Montaigne, Jeanne de Lestonnac, dont l'église conserve une relique. Reconnue Sainte, Jeanne de Lestonnac a été béatifiée en 1900, par le Pape Léon XIII, puis canonisée par le Pape Pie XII, le 15 mai 1949.
On peut voir une statue de cette sainte dans la jolie église romane Saint-Martin de Landiras.
Un autre membre bienfaiteur de cette église fut un érudit, et homme politique Français, le baron Edmond de Carayon-Latour (frère de Joseph Carayon-Latour, statue à Virelade 33720), qui fit construire le château de Grenade (à Saint-Selve 33650). À partir de 1873, sa famille et lui accompagnèrent la commune dans la restauration de l'église, en aménageant deux chapelles et en les dotant de peintures et d'un intéressant mobilier. 

L'origine du nom
Guillos" vient du celtique "guillio", qui signifie "voir", ou "gwilliur", qui veut dire "sentinelle", "guet".
En Gascon, que disan Guilhòs, e parlan lo Gascon tanben. C'est une région très peu peuplée.
GUILLOS
Le lac de Troupins en juillet 2013
Le lac de Troupins en juillet 2013
Le lac de Troupins en juillet 2013
Le lac de Troupins en juillet 2013
Le lac de Troupins en novembre 2011
Le lac de Troupins en novembre 2011

Guillos, étymologiquement, signifie: « Faire le guet ». Au Moyen Âge, après le départ des Anglais, la Seigneurie fut rattachée à la Prévôté royale de Barsac, commune du même canton. Il existait une Motte féodale du Castéra, entourée de douves et d'excavations. Son église (Saint-Martin) fut reconstruite au XIXème siècle, avec quelques parties romanes (vierge à l'enfant, en bois, autrefois polychrome, objet classé.)

Il est à noter l'existence d'une lagune (photo http://dronnet.erick.free.fr/Eau/eau_109.htm) , vaste et profonde, à Troupins (environ à 3 kms du village, sur la route D115, en direction de Saint-Michel-de-Rieufret, autre commune du canton). Elle constitue un petit lac touristique (photo http://dronnet.erck.free.fr/Eau/eau
_109.htm), sauvage, alimenté par une source (origine nappe phréatique), attrayant toute l'année, au cœur de la forêt, et susceptible d'être un petit «havre de paix», aimé et apprécié par tous les Guillossais. Le Rieufret, ruisseau, traverse la lande, après avoir pris sa source à Guillos, à proximité du lac de Troupins, arrose Saint-Michel-de-Rieufret et se jette dans la Garonne, à Virelade, où il est nommé « la Barbouse ».

Les lagunes sont parmi les milieux naturels les plus emblématiques des Landes de Gascogne. Fortes de leur intérêt écologique, les lagunes participent à l'identité forestière du territoire et au patrimoine culturel local.

Les lagunes sont des mares naturelles très anciennes, le plus souvent en 
milliers d'années. L'origine de leur formation est multiple : post-glaciaire souvent, karstique indirectement ou éolienne ponctuellement. Alimentées par l'eau de pluie et par la nappe phréatique, les niveaux d'eau varient plus ou moins au gré des saisons, de nombreuses lagunes s'asséchant naturellement en été pour se remettre en eau à l'automne.

On rencontre les lagunes uniquement dans le triangle des Landes de Gascogne, notamment dans le Sud Gironde et dans les Landes. Après des déclins importants avec l'arrivée de l'agriculture moderne et de la sylviculture industrielle, il reste aujourd'hui environ 2 000 lagunes. 80% se situent dans le Département de la Gironde.Trois sites Natura 2000 ont été spécifiquement retenus à l'échelle européenne pour participer à la conservation des habitats et des espèces trouvés dans les lagunes :

  • dans les Landes : les Lagunes de Brocas
  • dans le sud Gironde : les Lagunes de Saint-Symphorien et les Lagunes de Saint-Magne et Louchats, site qui regroupe à lui seul 250 lagunes

Ces réservoirs naturels, appelés plus souvent lagunes, ont ordinairement la forme à peu prés circulaire, sont entretenus par les pluies, et leur profondeur varie de 0,15m à 5 ou 6 mètres. Ces petits "lacs" , formés naturellement au milieu des sables, sur un fond d'alios ou d'argile, se desséchent en tout ou partie pendant les étés secs, caniculaires. D'autres alimentés par des sources, conservent toujours à peu prés le même niveau d'eau malgré l'évaporation ou la déshydratation dûes aux fortes chaleurs estivales. C'est le cas des plus notables, celle de Rouquières (commune de Saint-Symphorien), celle de Troupins (commune de Guillos), celle du Cam (commune de Saint-Magne), celle du Gât-Mort (commune de Louchats)...

Le lac de Troupins a une profondeur d'environ 13 mètres. Situé sur la commune de Guillos, et à la limite de Landiras, ce petit "lac", plutôt que lagune, couvre une superficie de 0,54 ha. 
Cette jolie lagune, cachée dans la forêt, constitue un agréable lieu de promenade, de randonnée et de pique-nique. Cependant, il est bon de rappeler que ce site est une propriété privée (une famille Bazadaise) et que tout visiteur se doit de respecter les lieux...
 
On rapporte une légende qu'on raconte dans le pays : autrefois, un bouvier s'était attardé la nuit de Noël dans une auberge. Il partit un peu avant minuit pour se rendre chez lui. Il était obligé de passer prés de Troupins. Lorsqu'il en fut à quelque distance, il aperçut devant ses boeufs sautiller une petite lumière et malgré tous ses efforts, ses boeufs, la charrette et lui furent entraînés par cette lumière dans le gouffre où il s'engloutit lui sa charrette et ses boeufs juste au moment de minuit..."
"La faune aquatique est essentiellement représentée par les carpes , les brochets, les anguilles... Accessoirement le crapaud (Bufo bufo), Amphibien de la classe des Anoures, qui vit sur terre et ne rejoint l'eau uniquement que pendant la brève période de reproduction. Bon marcheur, on peut le rencontrer très loin des plans d'eau. On peut y trouver aussi la grenouille rousse (Rana temporaria), Amphibien de la Famille des Ranidés. Elle affectionne les plans d'eau, les marais, les étangs et les cours d'eau lents, souvent en lisière forestière ou sous les arbres, mais aussi dans les forêts et les prairies humides.

            
L'origine du Village

Le village se constitua, au XIIème siècle, autour d'un château fort implanté sur une élévation dominant la lande d'où l'on avait vue, par beau temps, jusqu'à Preignac (bourgade du canton) et Langon.

Cette Motte féodale (Castera), bordait un vieux chemin emprunté depuis des temps lointains, selon l'ecclésiastique Baurein, par les bouviers des landes et par les gens de la Teste se rendant aux ports de Castres, de Portets, de Podensac et de Barsac. Il ne reste plus aucun vestige de ses murailles et de ses douves".
 
Ce château fort dit "Castéra de la Mothe", au lieu-dit "La Motte" serait le siège de l'ancienne Seigneurie de Paroisse, construit au 12ème siècle, par un maître-d'oeuvre inconnu, disparu trés tôt, car Guillos était devenue une dépendance de la grande Seigneurie voisine de Landiras.
Il ne reste aucun vestige de ce château disparu très tôt, mais la motte castrale et le relief des douves sont visibles.
 
Tout comme Hostens et Saint-Magne, Guillos possède aussi son "Castera", réduit lui aussi à des restes bien amoindris. Quelle est l'histoire de cette forteresse ? Les archives sont muettes à son égard. Nous savons cependant que Guillaume de Bouville, avait en 1273, des droits seigneuriaux sur Guillos, qu'en 1540, Pierre de Montferrant, soudan de La Trave et baron de Landiras, en était seigneur et qu'en 1450 et 1540, il était question du "péage de Guillos", qui appartenait aux Montferrant. (cf La Garonne et ses affluents de la rive gauche [par A.Rebsomen, FERET et fils éditeurs, 9 rue de Grassi à Bordeaux, 1913].

Le lieu-dit La Motte se situe sur la route de Cabanac-Villagrains, la Départementale D115 E14, et à environ 1,6 kms du bourg du village.
HISTORIQUE de la commune de GUILLOS
Pour la situation de la commune au XVIIIème siècle, voir l'ouvrage de Jacques BAUREIN. (Variétés BORDELOISES = 6 tomes)
À la Révolution, (WIKIPEDIA), 1789, 
la paroisse Saint-Martin de Guillos forme la commune de Guillos. En l'an IX (1800-1801), la commune de Guillos est rattachée à celle de Landiras qui devient Landiras-et-Guillos. En 1850, la commune de Landiras est rétablie par démembrement de celle de Landiras-et-Guillos. La commune de Guillos devient alors indépendante.
Au Xème siècle, Bordeaux et sa région passèrent sous la domination des ducs d'Aquitaine. La fille du dernier duc, Aliénor d'Aquitaine, épouse frivôle, puis séparée du roi de France Louis VII (Le 1er août 1137 voit le mariage à Bordeaux d’Aliénor d’Aquitaine avec Louis VII, roi de France, dans la cathédrale Saint-André), s'était remariée avec Henri Plantagenêt, en 1152, (lequel devint roi d'Angleterre deux ans après), et apporta l'Aquitaine à la couronne d'Angleterre.
Pendant trois siècles, l'Aquitaine fut ainsi liée au sort du royaume d'Angleterre.
 En 1204, Philippe-Auguste reprend l’Aquitaine aux anglais sauf la Guyenne. En 1303, débute la Guerre de Cent ans, qui opposait les Français aux Anglais. Les Aquitains ont souvent préféré les Anglais aux Français. Des raids sont entrepris contre les Français par Anglais et Aquitains. 
La paroisse de Guillos est tenue, au XIVème siècle, par Gaillard de SAINT-SYMPHORIEN qui en est le seigneur haut justicier. Cette famille est la plus ancienne connue comme seigneurs de Guillos. Elle relève dans un premier temps de la prévôté royale de Barsac, puis elle en devient un démembrement. Elle est rattachée à la seigneurie de Landiras, qui des MONTFERRAND passe aux BRASSIER, puis aux BUDOS. Lors de la création des communes, après la Révolution, Guillos fait partie de Landiras. Elle en est détachée en 1850 et devient commune à part entière.

Guillos appartenait alors, à la Seigneurie de Landiras. Plus tard la Seigneurie de Landiras fut rattachée à la Prévôté royale de Barsac. Puis en 1453, l'armée anglaise fut vaincue à Castillon-la-Bataille. Une bataille
gagnée par le Comte de DUNOIS. Cet épisode marqua la fin de l'occupation anglaise, la fin de la Guerre de Cent Ans (1448-1453). La France 
reconquiert définitivement l'Aquitaine.
À cette époque les Anglais avait perdu les terres qu’ils possédaient en France. Il leur restait une partie de l’Aquitaine avec Bordeaux. Le roi anglais Henri VI avait chargé le vieux général Talbot de rependre les terres perdues. Le roi de France devait détruire cette dernière armée anglaise qui se trouvait encore dans son pays.

L’armée française s’était installée sur un terrain favorable entouré de rivière prés de Castillon. Le général Talbot venu de Bordeaux, l’attaque sans attendre toute son armée. L’armée française avait 10 000 hommes avec des archers, des cavaliers et 300 canons. Il y avait aussi 1000 soldats Bretons. Elle était commandée par le roi Charles VII. L’armée anglaise avec des soldats aquitains avait 6 000 hommes.
L’artillerie Française des frères Bureau détruit l’armée Anglaise. Il y a eu 6000 morts et de nombreux prisonniers. Talbot et son fils seront tués. 
Castillon dernière bataille de la guerre de Cent-ans est une victoire Française.

Castillon-la-Bataille  évoque le combat décisif qui eut lieu en juillet 1453 dans la plaine de Colly, et qui vit s'affronter les Anglais et les Français. Le général Talbot fut tué par les troupes de Charles VII, menées par les frères Bureau, et son armée de 8 000 hommes fut décimée. La défaite des Anglais mit fin à la Guerre de Cent Ans, et fut à l'origine du rattachement de l'Aquitaine au royaume de France.
La fin de l'union anglo-gasconne survient le 17 juillet 1453. Le roi de France CHARLES VII inflige défaite sur défaite aux Anglais dans le Nord et en Normandie, avant de s'intéresser au Sud-Ouest.Charles VII, bien que victorieux une fois de plus, ne tarda pas à être contesté par les Bordelais. En effet, ces derniers vivaient de leurs exportations de vin vers l’Angleterre, et la victoire française n’arrangeait pas leurs affaires. En outre, les nouvelles taxes imposées par Charles VII afin d’assurer l’entretien des garnisons françaises furent très mal acceptées.
Mais, en révolte contre la levée d'un impôt destiné à payer les garnisons Françaises, Bordeaux rappelle ses alliés. John TALBOT, vieux guerrier de 70 ans, débarque à la tête de 10 000 hommes et libère Bordeaux en octobre 1452. En juillet 1453, l'armée française s'est retranchée près de Castillon. Trop sûr de lui, Talbot
décide de mener l'assaut sans attendre l'arrivée de ses canons. L'artillerie française fait subir de lourdes pertes aux assaillants. Talbot, son cheval touché, est projeté à terre et meurt criblé de flèches. C'est la débandade anglaise, 4 000 morts jonchent le sol. Après une ultime résistance, l'archevêque PEY BERLAND négocie la reddition bordelaise. Le 19 octobre c'en est fini de l'indépendance. Les Anglais, confrontés à de lourds problèmes intérieurs, renoncent définitivement à la Guyenne. 
Charles VII décida de punir les Bordelais, supprimant leurs privilèges communaux, suspendant le parlement de la ville, et exigeant une indemnité de guerre de 100 000 écus. En outre, les Bordelais ayant le plus collaboré avec les Anglais furent chassés de la ville. C’est ainsi que la guerre de Cent Ans prit fin, après plus de 115 années de luttes sanglantes. Henri VI, sombrant dans la folie comme l’avait fait son grand père maternel Charles VI, entraîna l’Angleterre dans une violente guerre civile. Cependant, si aujourd’hui nous considérons que la guerre de Cent Ans s’acheva en 1453, aucun traité n’y mit officiellement fin. En effet, les Anglais détenaient toujours Calais, et à cette date n’avaient pas encore perdu tout espoir de remettre un jour le pied en France.

Castillon-la-Bataille tombe aux mains des Français le 20 juillet 1453, Bordeaux en octobre, l’Aquitaine revient en "l’obéissance du roi de France". En 1953 Castillon, pour le 500ème anniversaire de la bataille de 1453, prend le nom de "Castillon la Bataille".

En 1850, sous la IIe REPUBLIQUE (1848-1852), Guillos se détacha de la commune de Landiras et devint
autonome...

ALIÉNOR D'AQUITAINE
                                       ALIÉNOR d'AQUITAINE (1122-1204)

                                             

Reine de France et d'Angleterre.
"Une princesse aux multiples rôles, femme d’affaire, femme d’état et reine, rattachée à la couronne de France puis à celle d’AngleterreDeux de ses fils, Richard coeur de lion et Jean sans Terre, furent eux-mêmes rois d’Angleterre. Elle a eu deux filles du roi de France Louis VII (Marie de France et Alix de France) et huit enfants de celui d’Angleterre, Henri II Plantagenêt ( Guillaume d'Angleterre, Henri le Jeune, Mathilde d'Angleterre, Richard Ier, Geoffroy d'Angleterre, Aliénor d'Angleterre, Jeanne d'Angleterre, Jean). Le dernier de ses enfants, le futur Jean sans Terre, est né dans l’année de ses 45 ans. Petite-fille du troubadour Guillaume IX d’Aquitaine, qui célébrait l’amour courtois et accueillait les poètes à la cour de Poitiers, Aliénor ne faillit pas à la tradition familiale et sa vie durant, entretient autour d’elle une cour de poètes. L’adolescente hérite vers 15 ans, en 1137, du comté de Poitiers et des duchés d’Aquitaine et de Gascogne. La même année, à l’instigation de l’abbé Suger, conseiller de la monarchie capétienne, elle épouse l’héritier de la couronne de France, Louis le Jeune (17 ans). Quelques jours après le mariage, son beau-père Louis VI le Gros décède. La voilà reine !"

"En 1147, la reine Aliénor prend part à la deuxième croisade, traversant l’Europe et l’Anatolie à cheval, la Méditerranée en bateau. On la soupçonne de n’avoir pas été indifférente à quelques seigneurs moins tristes que son royal mari («J’ai cru épouser un homme, non un moine», aurait-elle confiée). De retour en France, brouillée avec Louis VII, Aliénor obtient le divorce sous le vague prétexte d’une parenté trop proche (consanguinité, cousinage au 9e degré !). L’Église militante, en ce domaine, s’est rendue accommodante.
Sans attendre, Aliénor épouse de son côté Henri Plantagenêt (le nom de famille vient de ce que le grand-père avait coutume de planter une branche de genêt dans son chapeau !). Henri est l’héritier de la Normandie et de l’Anjou. Il est aussi, par sa mère, le petit-fils du roi d’Angleterre Henri 1er Beauclerc. Il est devenu son héritier direct par un concours de circonstances extraordinaire.
Henri Plantagenêt est bientôt appelé à la tête du royaume d’Angleterre sous le nom de Henri II. C’est ainsi qu’Henri et Aliénor se retrouvent en quelques mois souverains de l’Angleterre et de tout l’Ouest de la France, de Calais à Bordeaux. Un véritable «Empire angevin» !
Henri II Plantagenêt, beau et fougueux, de dix ans le cadet d’Aliénor, a le front de tromper celle-ci avec plusieurs courtisanes dont la plus célèbre, la Belle Rosamonde (Fair Rosamund) mourut mystérieusement empoisonnée. Son destin légendaire inspira de grands poètes comme Chaucer.
Aliénor, qui a la rancune tenace, se retire à Poitiers où elle entretient un cercle brillant de troubadours et d’artistes, comme Bernard de Ventadour.
Elle soulève ses fils contre leur père. Henri II trouve moyen de se saisir de sa femme, tandis que celle-ci voyage sous un déguisement de page ! La reine est reléguée pendant de longues années dans un couvent à Winchester. Mais la guerre parricide se poursuit jusqu’à la mort misérable de Henri II, en 1189, abandonné par presque tous et tourmenté par le remords d’avoir commandité l’assassinat de son fidèle ami, le pieux archevêque Thomas Becket.
Libérée par le nouveau roi, Richard coeur de lion, Aliénor a encore fort à faire pour sauver la mise de son cher fils tandis qu’il est fait prisonnier en Allemagne, à son retour de croisade. Son frère Jean n’hésite pas en effet à s’associer à Philippe Auguste pour le dépouiller de son pouvoir.
Après ces épreuves, Aliénor peut finir sa vie dans la plénitude de ses fonctions de reine mère. Sa petite-fille Blanche de Castille sera la mère dévouée du roi Saint Louis. Elle gouvernera la France de 1226 à 1242." [ source : https://phalangesaintmartialblog.wordpress.com/2016/08/13/la-princesse-alienor-daquitaine-ou-eleonore-de-guyenne/ ]

On ne connaît pas la date exacte de la naissance d’Aliénor d’Aquitaine. Elle se situerait entre 1120 et 1124, probablement en 1122. Le lieu est tout aussi incertain : Belin dans les Landes Girondines ?
Bordeaux ? Saintes ? Poitiers ?
 Nieul sur Autise ? Les sources ne le précisent pas davantage…
Quant à sa petite enfance, on n’en sait pour ainsi dire rien, car cette période de la vie n’intéresse pas les biographes du Moyen-Âge. On peut néanmoins appréhender quelle fut son éducation, notamment en matière linguistique. La langue maternelle d’Aliénor est très certainement l’occitan, mais elle parle aussi couramment la langue d’oïl, une forme ancienne de notre actuel français. On lui enseigne évidemment la lecture et l’écriture et on la sensibilise à la culture classique et plus particulièrement au latin, mais aussi à des pratiques physiques comme l’équitation et tir à l’arc. 

Aliénor d'Aquitaine serait née vers 1122 à Belin ou à Bordeaux, selon certains. Devenue duchesse d'Aquitaine, de Gascogne et comtesse de Poitou en 1137, elle épouse, à l'âge de 15 ans, le prince Louis qui devient quelques jours plus tard Louis VII, roi de France. En 1152, ce dernier la répudie. Aliénor se remarie alors à Henri Plantagenêt, duc de Normandie et Comte d'Anjou, qui devient en 1154 roi d'Angleterre, sous le nom d'Henri II. Les deux époux sont couronnés à Westminster. 
Toute la partie ouest de la France passe alors sous domination anglaise, ce qui marque le début d'un long contentieux entre les deux pays, dont la guerre de Cent Ans. Bientôt blessée par les infidélités de son mari, de 10 ans son cadet, Aliénor se retire avec ses enfants à Poitiers, où elle mène une cour composée de troubadours, poètes et musiciens. Passionnée de politique, elle favorise également le développement de la poésie courtoise.
En 1173, accusée de conspiration contre son mari, elle est enfermée sur ordre du roi dans un couvent à Winchester, d'où elle ne sortira qu'à la mort de ce dernier, en 1189. Elle soutient alors son fils, Richard Coeur de Lion, devenu roi de France, dans sa lutte contre Philippe Auguste.
Après s'être retirée au monastère de Fontevraud, elle y décède en 1204, à l'âge de 82 ans. Son tombeau repose aux côtés de celui de son mari et de son fils Richard dans la célèbre abbaye de Fontevraud, dans le Maine-et-Loire. Elle est décédée le 31 mars 1204 à l'âge de 82 ans, à Poitiers.

C'est une des femmes les plus célèbres du Moyen Age. Sa vie fut une succession d'épisodes hauts en couleur et elle a véritablement marqué l'Histoire de son époque puisqu'elle en a été une des principales.
actrices pendant 70 ans !
Elle 
reste une des figures féminines parmi les plus captivantes de l’histoire de France.
Ses descendants la nommeront "La plus belle et la plus riche fleur d’Aquitaine, la perle incomparable du midi".

Sa BIOGRAPHIE par Jean WALLET
  
                       

 
GUILLOS, commune de passage des PÈLERINS de COMPOSTELLE


                                   


Il ne faut pas perdre de vue que, depuis 1998, les chemins Français ont été classés au Patrimoine mondial de l'humanité, par l'UNESCO. Il s'agit des 5 chemins de Compostelle qui sont le chemin du PUY ou VIA PODIENSIS (du Puy-en-Velay à Saint-Jean-Pied-de Port), le chemin de TOURS ou VIA TURONENSIS
(de Tours à Saint-Jean-Pied-de-Port), le chemin de VEZELAY ou VIA LEMOVICENSIS (de Vézelay à
Saint-Jean-Pied-de-Port), le chemin d'ARLES ou VIA TOLOSANA (d'Arles au col du Somport),
et enfin le chemin du PIÉMONT (de Montpellier à Saint-Jean-Pied-de-Port).
En 1993 avait été inscrit le Camino Francès en Espagne, au Patrimoine mondial de l'UNESCO.
L'ensemble des Chemins de Compostelle a été déclaré Itinéraire Culturel Européen en 1987.
En 2004, le Conseil de l'Europe déclarait Grand Itinéraire Culturel les Chemins de Saint-Jacques-de
Compostelle en créant un logo spécifique qui représente une coquille stylisée jaune sur fond bleu.

Lorsque les grands pèlerinages vers l'Espagne et Saint Jacques de Compostelle prirent leur essor, au XIème siècle, toutes les routes des pèlerins traversaient l'Aquitaine, qui vit alors se dresser partout chapelles, églises et monastères. Le premier de ces itinéraires, en venant de Paris et de Tours, passait par Poitiers, Blaye, Bordeaux et les Landes; le second, partant de Vézelay en Bourgogne, traversait Limoges, Périgueux, La Réole. Une troisième route partait du Puy-en-Velay et passait par la Gascogne. Enfin, le pèlerin parti de Toulouse faisait étape en Béarn avant de traverser les Pyrénées par le col du Somport ou le col légendaire de Roncevaux.
 
Les "Jacquets" encore appelés "Jacquaires" venaient et empruntaient la voie de PARIS ou de TOURS la VIA TURONENSIS (nom latin), grand chemin de Saint-Jacques, en utilisant accessoirement des voies secondaires.
Cette voie partait de la Tour Saint-Jacques, à Paris, puis passait par Orléans ou Chartres, Tours, Poitiers, Melle haut lieu de la spiritualité avec ses trois églises (Saint-Pierre, Saint-Hilaire et Saint-Savinien) du XIème et XIIème siècle, romanes, fondées pour l'accueil des Pèlerins, Aulnay, Saint-Jean-d'AngélySaintes ou Angoulême, Pons, Bordeaux où le Pèlerin faisait une halte pour rendre visite au corps du bienheureux Seurin, évêque et confesseur, dans la basilique Saint-Seurin (XIème siècle), église la plus visitée par les Jacquets au Moyen-Âge, et inscrite au Patrimoine mondial de l'humanité.
Sur le portail gothique ouvert dans le mur sud à la fin du XIIIe siècle, l'apôtre Saint-Jacques pèlerin tient fermement son bourdon de la main droite. À la cathédrale Saint-André, il est doublement mis à l'honneur : sur le portail royal, où il se tient en pèlerin avec une besace marquée de la coquille, et sur une peinture murale du XIVe siècle représentant saint Jacques coiffé d'un chapeau, arborant un bourdon et une panetière
Dans l'église Saint-André du Teich, en Gironde et Nouvelle Aquitaine, dans le Bassin d'Arcachon, on peut admirer une fort jolie statue de Pèlerin de Saint-Jacques, en bois, polychrome et datant du XVIIème siècle, située dans le choeur, près de l'autel. 
 
Les  Pèlerins de Compostelle priaient et se reposaient dans l'église romane Saint-Martin de Guillos, protégée par les Seigneurs de Landiras (autre village voisin du canton), et venaient de Saint-Michel-de-Rieufret. On ne sait, faute d'archives, s'il y eut un hôpital." [F.ZAPATA-Les chemins de Saint-Jacques en GIRONDE- Editions SUD OUEST].
Les Pèlerins qui avaient opté pour cette voie, parvenaient en Gironde, à hauteur de Saint-Caprais de Blaye, puis Saint-Aubin de Blaye, puis Blaye, Saint-André-de-Cubzac, Bordeaux (Porte Cailhau) Gradignan et son célèbre Prieuré de Cayac, Lugos église romane Saint-Michel du Vieux-Lugo (que nous découvrons avec "Marinelle", amoureuse de la photo et de la Nature, nos cordiaux remerciements...)Le Barp, l'église romane Saint-Pierre de Mons à Belin-Béliet, et franchissaient les Landes Le Muret (église romane Saint-Roch), Saugnacq,
Moustey
et ses trois églises (à Biganon, Saint-Pierre-Ès-Liens), Pissos, Labouheyre, Saint-Paul-Lès-Dax, Dax, Peyrehorade, puis les Pyrénées-Atlantiques, Sorde-L'abbaye, 
Saint-PalaisOstabat-Asme, Saint-Jean-Pied-de-Port, dernière étape française, et enfin l'Espagne vers Roncesvalles, et direction Pampelune, en Navarre...

Pour mieux connaître et découvrir les voies jacquaires traversant le département de la GIRONDE , merci de visiter le site Internet: www.saint-jacques-aquitaine.com.

Tout au long du parcours, en France, on rencontre le logo de l’Itinéraire Culturel du Conseil de l’
Europe, composé d'une coquille stylisée de couleur jaune sur fond bleu. Ces balises sont orientées dans le
sens de la marche.
Les Pèlerins passaient à Tours pour s'incliner sur le tombeau de saint Martin, mort en 397. Ils comptèrent dans leurs rangs des personnages célèbres comme Clovis Ier, Pépin Le Bref, Saint Louis, Philippe Auguste, Richard Cœur de Lion.
Des Pèlerins célèbres, du Xème au XXI ème siècle.... 

                                                                  

                                              

QUI ÉTAIT JACQUES LE MAJEUR ?
Jacques le Majeur est l'un des douze apôtres de Jésus Christ. Il est nommé « Jacques, fils de Zébédée » dans le Nouveau Testament.
Fils de Marie Salomé. Saint Jacques est appelé le Majeur. Cette épithète lui vient de sa qualité d'aîné. Il est le frère aîné de l'apôtre Jean, et tous deux sont surnommés Boanerges, c'est-à-dire « fils du tonnerre » (Marc III:17). Cela permet aussi de le distinguer de l'autre apôtre « Jacques, fils d'Alphée ».
Saint Jacques est l'un des tout premiers disciples à suivre Jésus, et il est un de ses plus proches. Il participe, avec Pierre et Jean, à des événements importants : la Transfiguration, l'agonie de Jésus au Mont des Oliviers. Ce même groupe de trois apôtres est le seul à le suivre lorsqu'il va ressusciter la fille du chef de la synagogue. Enfin Jacques est cité parmi les témoins de la troisième apparition de Jésus après sa mort, sur les bords du lac de Tibériade (épisode de la pêche miraculeuse rapporté par saint Jean).
Jacques est le seul apôtre dont la mort est rapportée dans le Nouveau Testament : « Il (Hérode) fit périr par le glaive Jacques, frère de Jean. » (Actes, XII:2)
Selon la tradition chrétienne, le tombeau de saint Jacques reposerait en Galice, dans la ville de Compostelle, mais les historiens considèrent qu'il n'y a pas de preuves pour avancer une telle affirmation.

Toujours est-il que la tradition fait voyager les reliques de saint Jacques le Majeur en Espagne où elles furent retrouvées à Compostelle. D'après les récits, saint Jacques partit du Proche-Orient prêcher dans la péninsule Ibérique ainsi sous entendues les rives africaines, Maurétanie, Numidie, Carthage, puis retourna à Jérusalem où il fut décapité. Ses compagnons transportèrent ses reliques en Galice et le tombeau aurait été retrouvé quelques centaines d'années plus tard, au IXe siècle par l'ermite Pelayo (ou Pelagius) qui eut une révélation dans son sommeil. Théodomir, évêque d'Ira-Flavia (aujourd'hui Padrón) reconnut ce tombeau comme étant celui de saint Jacques au IXe siècle. Le roi Alphonse II y fit édifier une église. Le pape Léon XIII officialisa la reconnaissance du tombeau de saint Jacques par l'Église en 1884.


                                    
                                   Statue de Saint-Jacques le Majeur-Église Sainte-Marie d'Helette (64)

On trouve dans pas mal de régions de France de nombreuses statues à l'effigie de Saint-Jacques le Majeur.
"L’église Sainte-Marie d’Hélette, en Aquitainedans les Pyrénées Atlantiques, abrite une remarquable statue représentant saint Jacques le Majeur.
Frère de saint Jean, saint Jacques le Majeur est l’un des douze apôtres de Jésus et le premier à subir le martyre. Son corps est enterré en Espagne sur le site de l’actuelle Compostelle, et fait l’objet de pèlerinages à partir du Xème siècle.
Sculptée dans le bois puis dorée, la statue présentée dans l’église Sainte-Marie est réalisée au XVIIe siècle et figure saint Jacques en tenue traditionnelle de pèlerin avec le mantelet (grande cape), le bourdon (bâton de pèlerin), la calebasse (gourde), la besace et le chapeau de feutre à larges bords orné d’une coquille Saint-Jacques."
La statue de saint Jacques le Majeur est classée aux Monuments Historiques."

Jacques de Compostelle (Santiago de Compostella) en Espagnol, est le plus ancien et le plus célèbre  pèlerinage de l'Espagne. Santiago est le patron de la nation espagnole, et était jadis, le cri de guerre des espagnols. Selon la légende, lorsque l'apôtre Saint-Jacques le Majeur vint évangéliser l'Espagne, il aurait débarqué à Padrón et serait demeuré 7 ans en Galice, d'où il aurait regagné l'Orient après avoir parcouru toute la péninsule. Après son martyre en l'an 44, ses disciples embarquèrent son corps à Jaffa et l'esquif vint peu après s'échouer à l'embouchure de l'Ulla. Le tombeau qu'on lui éleva alors sur le Pico Sagro fut abandonné lors des persécutions du IIIème siècle. Au IXème siècle, l'apparition d'une étoile aurait indiqué miraculeusement le lieu où gisait le corps de l'apôtre qui fut transporté à l'endroit où devaient surgir l'église et la cité de Santiago : de là le nom de  Campus Stellae (Champ de l'Étoile), devenu ensuite par corruption, Compostelle. Au culte de l'Apôtre-pèlerin s'ajouta bientôt celui de l'Apôtre-combattant, apparu à Ramiro Ier et à ses soldats, lors de la bataille de Clavijo contre les Maures (844).
L'histoire raconte que, au plus fort de la mêlée, apparut un cavalier chevauchant un blanc destrier, portant un étendard blanc frappé d'une croix rouge, qui fendit littéralement de son épée les Maures qu'il trouvait sur son passage. Toujours selon cette histoire, la fougueuse apparition donna l'avantage aux combattants chrétiens, qui reconnurent en elle saint Jacques.
Saint Jacques, réputé être le plus « bouillant » des apôtres du Christ, est souvent représenté en Espagne sous l'aspect du matamore, c'est-à-dire le « tueur de Maures ». Sa statue le montre alors monté sur un cheval blanc, frappant de son épée un ou plusieurs guerriers musulmans.
Lors de la Reconquista, saint Jacques serait apparu miraculeusement et serait intervenu aux côtés des chrétiens et aurait reçu pour cette raison le surnom de Matamoros, « tueur de Maures ».
Cependant ceux-ci revinrent en 977 sous la conduite d'El Mansour, prirent la ville, la pillèrent et la détruisirent. Aussitôt reconstruite, elle changea son ancien nom d'Iria Flavia en celui de Santiago, sur l'ordre du Pape Urbain II (1095). En 1175, le Pape Alexandre III confirma les statuts de l'Ordre militaire de Santiago, un des plus anciens et des plus puissants de la Chrétienté. Au cours des siècles suivants, la vie de la cité fut surtout troublée par des luttes civiles. En 1520, Charles Quint y tint des Cortes pour obtenir les subsides nécessaires à son couronnement comme empereur. En 1589, devant la menace du corsaire anglais Drake, débarqué à La Corogne, on songea à transférer les restes de l'Apôtre à Orense, et ceux-ci passèrent pour perdus jusqu'en 1789 ; ils furent alors retrouvés dans la crypte où ils sont encore, sous l'Altar Mayor de la cathédrale. Enfin en 1809, la ville fut occupée par les Français qui y commirent de regrettables excès. 

La Saint-Jacques, fête nationale de l'Espagne, est aussi fête de l'arme de la cavalerie et en même temps la fête régionale de la Galice, une des Provinces d'Espagne, située au nord ouest de la péninsule ibérique.                                        
LE PÈLERINAGE de SAINT-JACQUES de COMPOSTELLE
Au Moyen-Âge, le Pèlerinage de Compostelle connaissait une remarquable notoriété avec un engouement et un essor exceptionnels, car les Pèlerins qui randonnaient à l'époque avaient une vraie motivation spirituelle qui les poussait à aller jusqu'à Saint-Jacques de Compostelle en Espagne (Galice). Ces Jacquets catholiques convaincus et pratiquants ralliaient la capitale Compostellane à travers de longs, pénibles, parfois difficiles ou périlleux, chemins ponctués de lieux de dévotion.
Les motivations du pèlerin sont diverses qui le poussent à partir sur le chemin. Parfois il s’agit d’une pénitence imposée par l’Église pour le rachat de lourdes fautes ; parfois il s’effectue à la suite d’un vœu, en remerciement d’une grâce obtenue. Certains, tout simplement ont le goût de l’aventure ou souhaitent échapper à une vie mal tolérée, ou encore faire la découverte de la France et de l’Espagne, mais à pied...
Ces chemins aux trésors architecturaux, aux itinéraires de toute beauté, ne cessent d’attirer tous types de randonneurs, qu’ils soient croyants ou non, athées, ou agnostiques. 
Il va devenir le pèlerinage le plus populaire de la Chrétienté.
Des contrées les plus éloignées, de nombreux Pèlerins portant la coquille symbôlique et le bourdon, entreprenaient à pied le "Voyage de Saint-Jacques" et les routes qu'ils suivaient sont encore jalonnées d'hospices et de chapelles sous le vocable du Saint. Parmi les Pèlerins illustres, on cite le roi de France Louis VII, sa femme et son beau-père l'empereur Alphonse, le roi de Navarre (1154), le roi de Jérusalem (1232), Alphonse XI de Castille, qui s'y fit armer chevalier (1332), Ferdinand le Catholique (1502), Charles Quint (1520).

Le Pèlerinage de Compostelle va ainsi devenir l'un des trois grands Pèlerinages de la Chrétienté avec ceux de Jérusalem et de Rome. À l'époque, de nombreux édifices de style roman furent édifiés (églises, prieurés, abbayes...) lieux d'accueil, d'hospitalité, d'hébergement, de prières et aussi de soins médicaux (hospices, hôpitaux).
Le Pèlerin typique fixe et porte sur son manteau une coquille Saint-Jacques qui va devenir peu à peu un signe de reconnaissance, puis le symbôle du pèlerinage accompli. La tenue traditionnelle de pèlerin était le mantelet (grande cape), le bourdon (bâton de pèlerin), la calebasse (gourde), la besace et le chapeau de feutre à larges bords orné d’une coquille Saint-Jacques.

Bien qu'on y vienne moins qu'autrefois en pèlerinage, de nos jours , au XXIème siècle, l'affluence est encore considérable dans la deuxième quinzaine de juillet, surtout dans les années jubilaires ou années saintes (quand le 25 juillet, fête de Saint-Jacques, tombe un dimanche. Même dans les années ordinaires, cette période est une occasion de grandes cérémonies religieuses et de réjouissances (foire, fêtes populaires avec costumes régionaux, concerts de gaiteros, illuminations, feux d'artifices, etc...)

Le pèlerinage en chiffres

Le Bureau des pèlerins de la cathédrale de Saint Jacques de Compostelle a publié son rapport statistique dont voici les chiffres clés pour l'année 2014.

 237 886 pèlerins sont arrivés à Santiago et ont demandé la "Compostelle", (215 880 en 2013)

- 54,02% étaient des hommes, 45,98% des femmes.

- 88.67% l'ont fait à pied, 10.65% à bicyclette, 0,64% à cheval.

- 28,31% avaient moins de 30 ans, 55.39% de 30 à 60 ans et 16.30% plus de 60 ans.

- 47.76% étaient espagnols, les allemands 13.15%, les italiens 16.29%, les portugais 9.38%, les américains 9.32%, et les français 7.52% avec 9345 pèlerins.

- 68.10% ont emprunté le Camino frances, 14.92% le camino portugues, 6,34% le camino del norte, 3.57% la Via de la Plata,

3, 48% le camino primitivo....

- Les principales villes de départ sont : SARRIA 24,61%, St Jean Pied de Port 12,34%, Leon avec 4.80%, Le Cebreiro avec 4,31, Tui avec 4,87%

....Le Puy en Velay avec 1.52% et 3623 pèlerins.

 

                                                         
L'antique paroisse de Guillos
Elle est tenue au XIVème siècle par Gaillard de Saint-Symphorien qui en est le Seigneur haut-justicier. Cette famille est la plus ancienne connue, comme Seigneur de Guillos. Elle relève dans un premier temps de la Prévôté royale de Barsac, puis elle en est un démembrement et est rattachée à la Seigneurie de Landiras.               

L'antique paroisse de Guillos est tenue au XIV
ème siècle par Gaillard de Saint-Symphorien qui en est le Seigneur haut-justicier. Cette famille est la plus ancienne connue, comme Seigneur de Guillos. Elle relève dans un premier temps de la Prévôté royale de Barsac, puis elle en est un démembrement et est rattachée à la Seigneurie de Landiras. Des Montferrant, elle passe aux Brassier puis aux Budos. L'histoire nous dit que suite à la création de "l'Assemblée Constituante", de 1790, les départements, les cantons, les communes apparaissent. L'origine des communes remonte au Moyen Âge, mais ce n'est qu'à partir de la Révolution française de 1789, qu'elles ont été officiellement créées en se substituant aux paroisses de l'Ancien Régime. Lors de la création des communes, suite à la Révolution, Guillos fait partie de Landiras. Elle en est détachée en 1850, puisque cette date marque la nomination du premier magistrat, dans l'histoire de la commune de Guillos.

Au Xème siècle, Bordeaux et sa région passèrent sous la domination des ducs d'Aquitaine. La fille du dernier duc, Aliénor d'Aquitaine, épouse frivôle, puis séparée du roi de France Louis VII, s'était remariée avec Henri Plantagenêt, en 1152, (lequel devint roi d' Angleterre deux ans après), et apporta l'Aquitaine à la couronne d'Angleterre. Pendant trois siècles, l'Aquitaine fut ainsi liée au sort du royaume d'Angleterre. 
Guillos appartenait alors, à la Seigneurie de Landiras. Plus tard la Seigneurie de Landiras fut rattachée à la Prévôté royale de Barsac.
A la Révolution, la Paroisse de Saint-Martin de Guillos forme la commune de Guillos. En l'an IX (1800-1801), la commune de Guillos est rattachée à celle de Landiras qui devient Landiras-et-Guillos. En 1850, la commune est rétablie par démembrement de la commune de Landiras-et-Guillos. [Archives Départementales de la Gironde, Conseil Général de la Gironde]
 
Puis en juillet 1453, l'armée anglaise fut vaincue à Castillon-la-Bataille. Cet épisode marqua la fin de l'occupation anglaise, la fin de la guerre de Cent Ans. Bordeaux est reprise aux Anglais. La France reconquiert définitivement l'Aquitaine, et la Guyenne y devient rattachée...
 
En 1850, sous la IIe RÉPUBLIQUE (1848-1852), Guillos se détacha de la commune de Landiras et devint autonome...
Une CHANSON dédiée à notre commune
Ce sympathique petit morceau musical avait été aimablement offert et dédié à la Mairie, par la famille Yannick LAURET, habitant le bourg de notre village. Paroles et musique (auteur, compositeur, interprète), émanent d'un frère à notre compatriote Yannick LAURET.
Cliquez et bonne écoute !
Quand l'ancien Maire, Jean-Louis BEDOUT (1995-2014), féru d'HISTOIRE, ausculte le passé...


Il est nécessaire de rappeler la date de 1608 , capitale , puisqu'elle est la date de "naissance" de la ville de QUEBEC (le 12 juillet 1608) . 400 ans plus tard, Québec, au Canada, fête sa fondation, en 2008...
 
Il faut donc remonter au premier roi Bourbon, Henri IV (1589-1610), roi de France et de Navarre. Henri IV fut sacré roi à Chartres le 24 février 1594. Il va alors se consacrer à la restauration du pouvoir monarchique et à la remise en ordre du royaume. Il s'entoure de grands ministres tels que Sully et Villeroy, qui réorganisent les finances, encouragent le commerce, et ramènent la prospérité dans le royaume (agriculture, amélioration des routes et des canaux de France).
 
Il va soutenir également les voyages d'exploration de Samuel CHAMPLAIN qui fonde Québec en 1608. Assassiné à Paris le 14 mai 1610, par un fanatique religieux, Ravaillac, Henri IV occupe une place remarquable dans l'Histoire de France. Ses qualités humaines indéniables le rendent proches du peuple et son autorité a permis au royaume de France de se relever de trente années de guerre civile. Le "bail à fief" , acte notarié en date du 15 septembre 1608, fut passé devant le Sieur Arnaud Devetus, notaire à Landiras... [ sources : Archives Départementales de la Gironde].
 
Il faut rappeler qu'un "fief était, durant l'époque féodale, une "ténure", c'est-à-dire un mode de possession d'une terre, concédée à son vassal à l'obligation de foi et hommage, et de quelques services personnels." [Encyclopédie Wikipedia]
Sous la féodalité, le fief était une Terre, droit ou revenu qu'un vassal tenait de son Seigneur et en échange desquels il devait accomplir le service dû à celui-ci. [Dictionnaire Larousse] Ce terme fief vient du francique, fehu, bétail. "Dans les premiers temps, seuls les nobles pouvaient posséder un fief, puis cette possibilté fut offerte aux roturiers, moyennant un droit payable tous les 20 ans..."
 
J'avais donc laissé la parole , ou plutôt le stylo, à notre ancien Maire... avec son esprit cartésien et son amour pour l'Histoire, et sa soif de savoir... Pour cela , je vous invite à consulter ce fichier   453 Ko.

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